Vous connaissez le maté ? Cette fameuse tisane qui nous vient directement d’Amérique latine débarque en France ces dernières années. Si avant elle était quasiment méconnue des français, elle a su se faire une place chez certains d’entre nous qui commencent déjà à l’adopter au dépit du café et du thé. Si on s’intéressait de près à sa production et à ses origines ?

 

Comment est produit le maté Bio ?

De la graine au sachet, la production du maté respecte quelques étapes clés qui vont permettre de l’aider à faire ressortir ses nombreux bienfaits.

La plantation

Les graines sont d’abord plantées en pépinières. Une fois que les jeunes pousses ont atteint à peu près 7 cm, elles sont déplacées sous une serre. Pour leur bon développement, elles y restent entre 9 à 12 mois. Les plantes bio seront ensuite déplacées dans une exploitation. 

Notons que les plantations de maté se font soit au soleil (mode classique) soit à l’ombre (en forêt). La première alternative permet une productivité élevée, mais ne protège pas de la déforestation, tandis que la seconde permet un meilleur gout au maté, tout en préservant l’environnement.

La récolte

Il faut attendre 4 ans pour qu’un arbre à maté issu d’une agriculture biologique puisse donner une bonne récolte. Les feuilles de thé peuvent se récolter de mars à octobre. C’est pourquoi les producteurs ne touchent qu’à certains arbres à chaque récolte, afin de remplir la demande de feuilles fraîches à d’autres moments de l’année.

D’ailleurs, les petits producteurs font une récolte début décembre pour avoir assez d’argent pour les fêtes de fin d’année.

Le séchage

Les feuilles de maté bio subissent 2 séchages. Le premier, appelé « sapecado », consiste à les exposer à une forte chaleur pendant 30 secondes, quelques heures à peine après la récolte. Ce procédé permet de stopper leur fermentation. 

Immédiatement après vient la seconde étape de séchage. Cette fois, le procédé vise à extraire l’humidité des feuilles, pendant 8 heures en moyenne.

Le traitement des feuilles

Les feuilles de maté subissent ensuite l’étape de la découpe, aussi appelée « canchado ». Le résultat de ce procédé est le « yerba maté canchada ». Il est alors stocké dans des sacs, mais n’est pas encore commercialisable.

La prochaine étape est l’affinage, qui consiste à faire « vieillir » le maté pour en concentrer l’arôme naturel. Tout comme le vin, l’affinage dure plusieurs années.

Les feuilles sont, ensuite, broyées et moulues. Le yerba maté est séparé des autres composants de la feuille. La production est ensuite séparée selon la taille des feuilles et des tiges (grandes, moyennes, petites, poudre).

Le mélange

Les producteurs concoctent enfin leur recette. Il faut savoir qu’il existe une grande infinité de combinaisons possibles et chaque marque a son propre mélange de plantes aux multiples vertus. Nous vous proposons de découvrir notre coup de cœur : La bombilla,  qui propose divers kits découverte du maté ainsi qu’une gamme complète de matés bio & équitables. 

 

Quel est le pays du Maté ?

Le maté est cultivé dans 4 pays qui sont le Paraguay, l’Uruguay, l’Argentine et le Brésil. 

L’histoire du maté : revenons aux sources

Le maté doit ses origines aux indigènes Guaranis. Ce peuple utilisait les feuilles comme une monnaie tellement ils adulaient cette boisson aux divers bienfaits. Ils considéraient même l’arbre à maté comme un don des dieux.

Bien que les indigènes aient découvert en premier le maté, c’est chez les Espagnols, et plus particulièrement au Paraguay, que l’on retrouve les premiers écrits concernant cette boisson à base de plantes. D’ailleurs, jusqu’à aujourd’hui, ils consomment toujours le maté sous forme d’une infusion froide.

L’Argentine, le plus grand producteur de maté du monde

Le maté est réellement un emblème national argentin. Pour cause, le maté est aux Argentins, ce qu’est le thé aux Britanniques. Il est présent dans 98 % des foyers argentins.

Le pays est même le premier producteur et exportateur de cette tisane, avec ses 165 000 hectares de plantations. Il devance de loin le Brésil avec 85 000 hectares et l’Uruguay avec 35 000 hectares.

L’Uruguay et le Brésil, le maté comme boisson nationale

Derrière l’Argentine, l’Uruguay se présente comme étant un pays qui jure par le maté. D’ailleurs, la population uruguayenne consomme plus de maté en tisanes et infusions que leur voisin les Argentins. Comme le pays n’en produit pas beaucoup, il est contraint d’en importer du Brésil.

Le Brésil, bien qu’il soit plus discret sur la consommation de cette boisson, n’en reste pas moins le principal exportateur en tant qu’infusions biologiques. D’ailleurs, il se trouve à la seconde place, après l’Argentine.